Les fils enchevêtrés des marionnettes, d’Adam-Troy Castro

Ayant décidé de ne pas trop traîner après ma lecture de La marche funèbre des marionnettes, je me suis donc rapidement lancé dans la novella suivante d’Adam-Troy Castro se passant sur la même planète.

On retourne donc sur Vlhan, dont les natifs organisent tous les ans un gigantesque ballet dont les exécutants décèdent. Et ce ballet est une nouvelle fois au centre du récit.

On suit cette fois le point de vue de Paul, un créateur de neuropics qui vient enquêter sur les humains qui essaient de participer à cette manifestation. Et au prix qu’iels paient pour y parvenir.

Ayant quasiment enchaîné ma lecture des deux textes, je n’ai eu aucun problème à replonger dans cet univers, le contexte était bien frais pour moi. Cependant, je pense que ça ne devrait pas poser de problème, même pour quelqu’un qui n’aurait tout simplement pas lu l’ouvrage précédent.

Tout comme dans la précédente novella, on continue d’être intrigué par cet étrange ballet et par sa finalité. Mais le texte se concentre pas mal sur les humains qui veulent y participer. Le cas Isadora, mis en avant dans La marche funèbre de marionnettes, a fait des émules, de plus en plus nombreux. Mais les humains n’ayant pas une physiologie permettant de communiquer aisément avec les vlhanis, ils doivent subir des transformations pour s’intégrer dans le ballet. Paul nous montre justement ce qu’il en coute, car ces procédures sont longues, difficiles et pas toujours couronnées de succès. C’est donc l’envers du décor que l’on explore ici.

On continue d’avoir un ambassadeur humain que j’ai envie de taper et des extra-terrestres qui m’agacent aussi un poil par leur pseudo-neutralité dans cette affaire. Et une nouvelle fois, je trouve que le texte fait la bonne longueur, en plus d’avoir une forme que j’ai bien apprécié : on démarre avec une situation sur laquelle on finit par reboucler à la fin du récit. C’est une mécanique classique et que j’apprécie quand elle est bien utilisée, ce qui est le cas ici.

Bref, j’ai bien aimé ce texte, encore plus que le précédent. J’ai trouvé l’angle choisi, le prix à payer pour pouvoir danser comme les vlhanis, très intéressant et j’ai apprécié le personnage principal. Je vais maintenant pouvoir me lancer dans La guerre des marionnettes, volume contenant le roman éponyme accompagné de deux nouvelles.

Les fils enchevêtrés des marionnettes (The Tangled Strings of the Marionettes)
d’Adam-Troy Castro
traduit par Benoît Domis
illustration d’Aurélien Police
éditions Le Bélial
117 pages (poche)

disponible en numérique chez 7switch

Retour au sommaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *